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En dépit du danger sanitaire et structurel que représente le plomb, le toit de la cathédrale (ci-dessus, le 15 avril 2021) retrouvera sa couverture d’origine. BENOIT TESSIER/AFP

ENQUÊTE – Depuis l’incendie du 15 avril 2019, plus d’une centaine de scientifiques travaillent sur le chantier de reconstruction. L’objectif est d’aider à la restauration la plus rapide possible, mais également de profiter de l’occasion pour mieux comprendre ce joyau du patrimoine français.

En 2024, le monde entier aura les yeux tournés vers Paris. Non seulement à cause du retour de l’olympisme dans la capitale, mais aussi car la cathédrale Notre-Dame rouvrira ses portes, cinq ans après l’incendie du 15 avril 2019 qui avait ému le monde entier.

Si cette reconstruction «éclair» mobilise évidemment artisans et compagnons venus de toute la France, c’est aussi une occasion unique pour les scientifiques d’étudier ce symbole du patrimoine. Le sujet était au cœur d’un colloque organisé le 9 février à la Maison de la chimie: «Chimie et Notre-Dame. La science au service d’une résurrection .» «Beaucoup d’éléments que nous ignorions se dévoilent peu à peu», raconte Philippe Dillmann, physico-chimiste et directeur de recherche au CNRS qui co-coordonne le chantier scientifique CNRS-ministère de la Culture.

Menace d’intoxication

Si on savait évidemment que la construction de Notre-Dame avait débuté en 1163 et duré plus de deux siècles, et qu’une importante restauration fut entreprise entre 1845 et 1867 – avec…

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Repousser les limites de la science, c’est aussi ça la liberté.

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